L’idée d’un camp reconstitué US Air Force  en Normandie a fait son chemin. L’accueil des Normandes et des Normands sur le terrain de Lessay a été au delà de toutes nos espérances… Entre nos sponsors locaux et nos fidèles partenaires Noirmoutrins, cette semaine passée sur l’historique A-20 Airfield a été extraordinaire…

Il est important de rappeler ici que tous les acteurs du Normandy Airfield Camp: Partenaires, sponsors, reconstitueurs, pilote, artistes, sans oublier le public venu très nombreux, participent tous à l’entretien et à la sauvegarde de cette piste historique, faisant partie de notre patrimoine.

 

 

Le terrain de Lessay dans la Manche nous attendait. Le débarquement et la bataille de Normandie ne se limite pas à Sainte Mère Eglise et Omaha beach. Cette partie de la Normandie fut aussi le théâtre de rudes batailles.

Tout d’abord un peu d’histoire.

Près d’un mois et demi après le débarquement du 6 juin, les Américains ont peine à avancer dans le bocage normand avec des pertes importantes pour un minimum de gains. Des centaines de milliers d’hommes commencent à saturer l’espace de la tête de pont. Il leur est impossible de lancer leurs chars à travers des champs barrés par de hautes haies et les chemins creux qui masquent des canons antichars allemands.

Le terrain est favorable aux actions défensives basées sur l’embuscade et le coup de main, dont les Allemands savent habilement tirer parti. Ils utilisent de façon judicieuse les haies, les chemins creux, les zones marécageuses : ils disposent aussi d’un armement adapté au combat rapproché ; plusieurs lignes de défense prennent appui sur les épaisses haies et brisent invariablement les attaques successives des forces américaines. Quelques haies prises à l’ennemi constituent une progression spectaculaire pour une journée de combat. Les pertes du côté des Américains sont très lourdes.

La progression américaine, entre La Haye du Puits et Lessay, leur coûte 1 000 morts au km et la seule capture du Mont Castres, 5 000 hommes. Sur la commune de Montgardon, près de La Haye-du-Puits, trois mètres conquis coûtent un homme à la 79e division d’infanterie américaine. Les soldats sont épuisés, d’autant que pendant cette fin du mois de juillet des pluies continuelles finissent par user les troupes et retardent toute offensive.

L’opération Cobra est le nom de code de l’offensive américaine menée fin dans le Cotentin pendant la bataille de Normandie afin de s’ouvrir la route de la Bretagne, et d’enfoncer les lignes de défense allemandes.

La concentration de forces suivie d’une projection soudaine évoque l’image de la brusque détente d’un serpent cobra.

La réussite de cette opération, suivie de la percée d’Avranches, puis le contournement des lignes allemandes, en fait le tournant majeur de l’offensive alliée en Normandie.

LE A-20 AIRFIELD DE LESSAY

En avril 1944, les éléments du Fs.Jg.-Regt. 6 (Fallschirm-Jäger-Regiment 6, ou Para Regiment 6) ont été chargés de défendre l’aérodrome.
Après avoir été capturé par les Allemands, le 830th Engineer Aviation Battalion a complètement reconstruit le terrain d’aviation entre le 1er et le 25 août 1944. Il était prévu de rouvrir en tant que base de bombardement moyen et est devenu opérationnel le 25 août. Le 323th groupe de bombardement équipé de B-26 maraudeurs étaient basés dans l’aérodrome jusqu’au 24 septembre. L’aérodrome a été fermée le 28 septembre 1944. Les terrains ont ensuite été rendus aux autorités françaises.

en 1944

 

Le terrain est aujourd’hui toujours en activité. Le Conseil Départemental de la Manche en est le propriétaire, un Aéro-club ainsi qu’un club de parachutistes utilisent aujourd’hui cette infrastructure à l’année.

Lessay est donc un des seul, sinon le seul terrain d’aviation de Normandie ayant gardé en très grande partie son allure d « American Airfield ». Aucune construction moderne à proximité, seulement de la verdure à perte de vue avec les traces encore bien présentes de l’ancienne piste nord / sud.

 

en 2006

 

Vue aérienne lors de la mise en place de la première édition du Normandy Airfield Camp du 3 au 11 juin 2017 sur une zone déclassé de 5000 m2, au pied des avions d’époques…

 

 

Les avions d’expositions se mettent en place précédés d’une Jeep « Follow Me ». Plusieurs ont tourné sur la piste durant toute la semaine.

 

 

De nombreux groupes de reconstitutions étaient présents, pour la plupart tous fans de l’US Air Force. Le détail compte !!!

 

 

Pendant ce temps les machines arrivent… T6 et P51 Mustang, de l’association France’s Flying Warbird en provenance de Melun Villaroche. Beaucoup d’entre eux arrivaient directement du meeting de la Ferté Allais.

 

 

Nous en profitons pour remercier cette association qui nous a confié le P51 Mustang durant une semaine sur le A-20 Airfield de Lessay. Merci à Christian, Jacques, Bernard et Robert de l’équipe de FFW.

 

 

Un autre visiteur de taille sur le terrain, le DC3 de Chalair Aviation. Le mythique « cheval de trait » de l’armée Américaine. Comme l’a écrit Eisenhower dans ses mémoires: « Les trois matériels qui ont gagnés la guerre sont: La jeep, la péniche de débarquement, et le C-47 ». L’image du débarquement de Normandie et des parachutistes du Jour J.

Remercions la fabuleuse équipe de Chalair Aviation: Alain, Gilles et Olivier qui ont eu plaisir à partager d’improbables moments sous la tente, au pied des avions.

 

 

Nous attendions ce superbe Vultee BT13 (Basic Training). Malheureusement notre ami Pascal a détecté un problème de réservoir de carburant. Cet incident ne lui a pas permis de prendre l’air. Ce n’est que partie remise pour la prochaine édition.

 

 

Il ne manquait plus que l’équipe d’Aéro Vintage Academy afin de pouvoir proposer au public la possibilité unique de pouvoir s’envoler à bord de ces machines d’exceptions. Toute la bienveillance de Baptiste aidé par Jacques a permis à plus de 60 personnes de vivre ces moments uniques.

 

 

De 7 a 77 ans, tous le monde a pu goûter au rêve d’Icare.

 

 

Suivant les désirs de chaque passager, il y a eu la possibilité de faire quelques figures de voltige. Baptiste Salis donne quelques conseils techniques. Les sensations peuvent être surprenantes !

 

 

Quand on vous qu’il n’y pas d’âge pour voler… Il est pas beau le Jack ?

 

 

Un moment dont on se souvient toute sa vie…

 

 

On ne peut pas non plus oublier nos artistes… Manon Madeeson & Co.

 

 

Et les Glam’s & mister O qui sont arrivés en DC3… Ça non plus ça ne s’oublie pas !!!

 

 

Sur le camp la vie s’organise dans la bonne humeur.

 

 

Nos « vrais faux pilotes » présentent le plan de vol au parachutiste devant la caméra de France 3 Normandie.

 

 

Alors que le V12 Rolls Royce du P51 Mustang se met en route. Check list !!!

 

 

Une sensation de puissance à faire frémir !

 

 

Toute cette aventure a été possible grâce à nos nombreux sponsors et partenaires. Qu’ils soient ici sincèrement remerciés.

La Région Normandie – Le Département de le Manche – Federation Française Aéronautique – Chantier des Ileaux – Graffocean.com – Morel Auto – Sitpo SA – La Manche Libre – Les Jambons de Lessay – TIP Trailer services – Tendance Ouest – Intermarché Lessay – Daddy Production – Mathe AC – Champagnes Pierre Brocard – Commune de Lessay – Centre Aeronautique de Lessay – Total Aviation – Airborne Museum.

Mais au delà des soutiens financiers et techniques, il y a aussi quelques personnes toutes passionnées, prêtes à poser des jours de congés pour donner de leurs temps a l’organisation du Normandy Airfield Camp.

Merci à Claire, François, Jérôme, Philippe, Patrick, Pierre-François, Anthony, Chris, Louis-Marie, Alex et tant d’autres…

Crédit photos: Jérôme Coornaert

Devant le succès de cette première édition, nous espérons pouvoir proposer une prochaine édition du Normandy Airfield Camp, très certainement en 2019.

 

« Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible… »

Antoine de St Exupéry

 

Partagez nos aventures !


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