Après la signature de l’armistice entre le gouvernement de Vichy et l’occupant, le 22 juin 1940, l’Allemagne contraint la France à une réglementation très stricte en ce qui concerne les matières premières.

Cette nouvelle réglementation contraint l’artisanat, l’industrie et le commerce français à mettre à profit du Reich leurs compétences et savoirs faire.

Le Groupement du cuir et donc par ricochet celui de la chaussure, n’échappent pas à la règle et sont frappés de sanctions importantes.

 

 

A l’aube de 1941, l’Allemagne demande à la France de lui livrer, 6 millions de paires de chaussures.

 

Entre le Général Grunberg et le gouvernement de Vichy l’accord suivant est signé:

« 2.9 millions de paires de chaussures et 2 millions à titre de bons pour les services de la Wehrmacht, ainsi que 575000 paires de chaussures de ville pour homme et  525000 paires de chaussures de ville pour femme. »

 

 

Sur ces 6 millions de paires, 4 millions proviendront de livraisons directes et d’export vers l’Allemagne, ainsi que 2 millions de paires issues de l’achat sur le territoire Français (1). »

 

La France qui fabriquait environ 70 millions de paires de chaussures en cuir par an avant la guerre, ne parvient qu’à en produire  8 à 10 millions, et doit jongler avec les ponctions à la source et le respect des délais impartis pour honorer les accords avec l’occupant.

 

 

La pénurie de cuir prélévé par le Reich, pose problème. Il est décrété que les tanneries de la zone occupée doivent réduire de 40% leur production par rapport à 1939, dont seule la moitié est destinée à la population civile française, soit une quantité dérisoire.

 

(1) Dans Industriels et Banquiers sous l’Occupation, Annie Lacroix-Riz,  Armand Colin, p.190.

 

 

 

 

 

 

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